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C'est un projet inutile

Pour justifier le projet de NDL, il a souvent été dit que l’aéroport actuel de Nantes Atlantique serait prochainement saturé. Or cet aéroport à une seule piste a un trafic 5 fois moindre que des aéroports similaires à une piste. Ses capacités sont largement suffisantes.

 

 Selon la direction générale de l’aviation civile (DGAC), la capacité d’une plateforme aéroportuaire répond à cinq critères :

1) Son espace aérien : à Nantes, il n’y a aucune contrainte de type environnementale, relief, zone dangereuse ou interdite, etc.

 

2) Son système de piste : une seule piste de 2 900 mètres avec un taxiway parallèle sur toute sa longueur autorise jusqu’à 35 à 50 mouve­ments d’avions par heure par beau temps (source DGAC & STAC Service Technique de l'Aviation Civile). On en est à 120 par jour. Prévoir 2 pistes à Notre-Dame-des-Landes est une aberration... et les 2 pistes sécantes ne seraient jamais utilisables simultanément!

 

3) Ses aires de stationnement avions : tous les postes de stationnement (18 référencés sur le tarmac principal + 5 sur le hall 4 ) n’ont historiquement jamais été occupés simultanément, tout au plus 70 % de ces postes l’ont été environ 60 jours dans l’année. Les parkings avions sont suffisamment dimensionnés... pour preuve on en détruit pour créer des parkings voitures.

 

4) Ses aérogares : les 4 halls de Nantes-Atlantique répondent à une fréquentation annuelle de 4 millions de passagers, chiffre encore jamais atteint, puisque la fréquentation commerciale atteint 3 millions de passagers en 2011. L’aérogare peut être agrandie à l’avenir.

 

5) Les accès aux aérogares : proximité du périphérique nantais, 5000 places de parkings voitures, une navette reliant les aérogares au centre ville de Nantes. Un seul petit parking est à étages, les autres s’étalent. Ils peuvent être optimisés (silos) si besoin. 
Il y a de grandes possibilités d’amélioration : un réseau ferré, distant de 150 mètres, existe mais n’est utilisé que pour les marchandises et la dernière station du tramway nantais n’est distante que de 1 600 mètres.

 

Les comparaisons avec d’autres aéroports à une piste, d’une surface équivalente, générant un trafic 5 à 10 fois plus important montrent la faiblesse du trafic nantais.

L’emport (nombre moyen de passagers par avion) à Nantes est en dessous de la moyenne des aéroports européens de même taille, il peut donc encore croitre beaucoup, ce qui signifie transporter plus de passagers avec autant d’avions. La plage horaire à Nantes est (malheureusement) étendue : les vols de nuit sont encore autorisés, ce n’est pas le cas à San Diego par exemple (6 fois plus  de passagers). Il y a un trafic si réduit à Nantes que les petits avions privés et aéroclubs sont encore acceptés alors qu’ils sont en général exclus des grandes plateformes. On y voit des appareils civils ou militaires en entrainement régulièrement.

 

 

Aéroport

Surface (ha)

Piste  (m)

Mouvements

Passagers

(millions)

Genève (2011)

340

3 900

162 000

13

Gatwick (2011)

680

3 200

251 000

33

San Diego (2011)

270

2 900

223 000

17

Nantes (2011)

320

2 900

45 000

3,2

 

Nantes – NDL
(2050)

 

780*

2008 :
2 pistes de 3 600 m

 

2011 :
une de 2900 m
l’autre de  2 750 m

 

100 000 ?

 

9 millions ?

 (*) il est très difficile de se retrouver dans les chiffres. Si on se réfère au rapport de la commission d’enquête Loi sur l’eau :

La surface prévue pour la plate-forme de l’aéroport est de 1239 ha dont :
-          537 aménagés à l’ouverture
-          239 prévus pour des extensions et zones d’activités futures (donc 537 + 239 = 776, arrondis à 780)
-          467 destinés à des mesures compensatoires

 

A cela, en termes de destructions de terres agricoles et naturelles, on ajoute le barreau routier (186 ha), les échangeurs, les détournements de voiries…

 

Le plan d’exposition au bruit a été calculé pour 110 000 mouvements, on en est encore loin (on compte 45 000 mouvements commerciaux en 2011).

 

Si à terme, les nuisances sonores de jour devenaient insupportables, il y a des solutions :

  • aéroports voisins en réseau pour les vols vacances
  • construire une piste Est-Ouest pour remplacer l’existante

 

Pierre Sparaco, journaliste aéronautique international : « L’affaire NDDL est d’autant plus scandaleuse et inadmissible que les uns et les autres ont oublié une fois pour toutes qu’il s’agit au départ de transport aérien, et de rien d’autre. […] La plus belle des inepties consistant à dire et répéter que l‘actuel aéroport nantais s’achemine à grand pas …vers la saturation. L’argument est tout simplement risible. »

 

Jacques Bankir, ancien directeur chez Air France, ancien PDG de Régional CAE : « NDDL est totalement inutile »

 

Nicolas Notebaert, directeur de Vinci Airports : « Ce transfert n’est pas une réponse à des problèmes aéronautiques, mais un choix politique de développement du territoire »

 

Position de pilotes sur l’inutilité d’un nouvel aéroport – article de 2009 :

 

http://www.ouest-france.fr/region/paysdelaloire_detail_-Des-pilotes-un-nouvel-aeroport-pour-quoi-faire-_8620-1096326_actu.Htm

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